Les marais proprement dits constituent un ensemble de 50 bassins occupant une superficie d'environ 165 hectares.
Au nord, les digues entretenues des marais de l'Étier de Falguérec retiennent l'eau dans des bassins aux dimensions variables. Au sud, les
marais de Michotte et Kerarden ont beaucoup souffert d'un manque d'entretien suite à l'abandon de la saliculture. Les digues, affaissées, comportent souvent des brèches qui laissent
pénétrer la marée.
Sur les trois presqu'îles, Pen Aval, Brouel et Dolan, on trouve des prairies, des friches post culturales et des cultures. On compte 141 hectares de terres
agricoles.
À l'intérieur du site, on observe une variété de paysages. La partie nord-ouest de la réserve, le long de l'Étier de Falguérec, est caractérisée par un paysage relativement fermé. Les anciens marais salants, bordés de haies bocagères hautes, sont isolés de la Rivière de Noyalo
par les presqu'îles de Dolan et de Brouel : " les marais salants à la campagne ". À l'est et au sud, le paysage s'ouvre sur les
vastes étendues de la Rivière de Noyalo, les marais de Michotte et Pen Aval. Le bocage très clairsemé est composé de haies basses.
Les zones habitées et les bâtiments agricoles établis sur les points hauts périphériques (hameaux de Michotte, Kerarden et Montsarrac) et dans des exclos au cœur
géographique de la réserve (hameaux de Brouel-Kerstang, Brouel-Kerbihan et Brouel-Le Goho) marquent fortement les paysages. Ces constructions se sont développées récemment pour
certaines d'entre elles.